Un château solitaire et magique, baigné par les rumeurs de l’Histoire et par les ressacs
du temps : Jean Miramas et Laura Peterhof s’y enferment pour fuir l’obssession d’un
passé mortifère et les ombres de deux pères ennemis. Au sein du fleuve des morts, de tous les
morts qui ont vécu dans le château, leurs regards vont croiser ceux d’Hélène de la Tour du
Merle et d’Henri d’Estresses, leurs ancêtres. Ils vont se reconnaître et se réincarner en ces
deux amants dont la destinée est étrangement semblable à la leur. Le présent se fond dans le
passé, un siècle est déserté pour un autre, notre civilisation est fuie pour un rêve, l’amour
se soumet à la mort.
Mais dans la ronde hallucinée d’un bal funèbre, les masques de deuil pourront-ils
cacher le douloureux visage de la fatalité ? Cet univers, à la fois romantique et
baroque, Joël Schmidt, historien et critique littéraire, l’a imaginé puis conçu dans ce
premier roman avec une passion et une maîtrise rares.
Le Fleuve des mortsn’est peut-être qu’une très belle histoire d’amour. Elle ne
ressemble, alors, à aucune autre.