Le fleuve des morts

Éditions Julliard, 1975

Un château solitaire et magique, baigné par les rumeurs de l’Histoire et par les ressacs du temps : Jean Miramas et Laura Peterhof s’y enferment pour fuir l’obssession d’un passé mortifère et les ombres de deux pères ennemis. Au sein du fleuve des morts, de tous les morts qui ont vécu dans le château, leurs regards vont croiser ceux d’Hélène de la Tour du Merle et d’Henri d’Estresses, leurs ancêtres. Ils vont se reconnaître et se réincarner en ces deux amants dont la destinée est étrangement semblable à la leur. Le présent se fond dans le passé, un siècle est déserté pour un autre, notre civilisation est fuie pour un rêve, l’amour se soumet à la mort.
Mais dans la ronde hallucinée d’un bal funèbre, les masques de deuil pourront-ils cacher le douloureux visage de la fatalité ? Cet univers, à la fois romantique et baroque, Joël Schmidt, historien et critique littéraire, l’a imaginé puis conçu dans ce premier roman avec une passion et une maîtrise rares.
Le Fleuve des mortsn’est peut-être qu’une très belle histoire d’amour. Elle ne ressemble, alors, à aucune autre.